mars 2018

Chez la Vieille

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Daniel Rose a commencé seul aux commandes d’un micro-restaurant rue de la Tour d’Auvergne. Il a ensuite ouvert son printemps (Spring) et pendant des années a régalé la rue Bailleul et les américains à Paris. Il a laissé Jean-François Piège y installer son Clover Grill et a repris Chez la Vieille de la vieille Adrienne…

 

C’est donc au 1 de la même rue qu’il remet au gout du jour les vraies recettes du terroir français.
Tête de veau, huîtres, terrine, navarin, bouillon, céleri rémoulade, boeuf bourguignon, riz au lait, crème caramel, ils sont tous venus, ils sont tous là.

 

Mais au-delà de l’assiette, franchement très bien exécutée (délicieux bouillon largement suffisant pour les petits appétits, huîtres parfaites, poireaux vinaigrette fameux), c’est un endroit un peu hors du temps.
Une seule salle très petite que l’on découvre au détour d’un escalier bancal, 5-6 tables seulement, une hauteur sous plafond remarquable, un lustre en cotte de maille qui tamise la pièce sombre à l’atmosphère Barry Lindon (la poudre et les perruques en moins).
Et pour remettre les choses en place au 21e siècle, on a droit aux cuisiniers tatoués et au service australien ou écossais. Ce soir là d’ailleurs, Peter Sellers s’était sans doute glissé dans la peau de notre serveuse…

 

Pour ceux qui passent par là, le Comptoir de la Vieille au rez-de-chaussée est ouvert sans réservation. Très sympa.

 

Un resto qui célèbre Paris, la France, les bobos, la bonne bouffe et la panthère rose ? Franchement, peut-on trouver mieux…

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