8 septembre 2014 – 14 octobre 2016

Etranger Résident, la collection Marin Karmitz

La présentation de cet ensemble de photographies (statues, vidéos et sculptures) issues de la collection de Marin Karmitz, nous offre l’une des expositions les plus bouleversantes de la saison.

 

On déambule, en silence et presque recueilli, à travers les clichés noir et blanc, mis en scène avec intelligence et goût par le collectionneur-producteur.
Karmitz se dévoile, expose ses blessures et ses passions, et nous d’être intimidés par tant d’engagement,  de conscience et de rigueur.

 

On citera, dans le désordre et sans préférence,
les touchantes photographies de Roman Vishniac pris dans les shtetls d’Europe de l’ouest,
les immenses planches politico-choc d’Antoine d’Agata,
les travestis attachants de Christer Strömholm,
le lyrisme sombre de W Eugene Smith,
les flous troublants de Michael Ackerman,
les passants de Washington Square de Dave Heath,
les sublimes contrastes et Leon Levinstein,
les ombres noires de Roy Decarava,
les yeux de Boltanski…

 

Et comme de petites déesses bienfaisantes, devant chaque salle, une statue précolombienne veille de toute sa douceur ancestrale.

 

Les premières salles sont si belles qu’on en oublierait presque le reste, ne pas louper la vidéo de l’iranien Abbas Kiarostami, et son couple endormi.

 

Chapeau Monsieur Karmitz et chapeau Monsieur de Galbert, vous nous avez transportés et émus.