septembre 2017

Irving Penn

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Le Grand Palais se pare de noir & blanc et présente 238 clichés d’Irving Penn, collaborateur du magazine Vogue pendant 60 ans et qui aurait eu 100 ans cette année.

 

L’exposition présente les tirages emblématiques du photographe, les portraits des célébrités, les photos de mode, les natures mortes, mais aussi des travaux moins connus qui permettent d’appréhender les très nombreuses facettes de son travail

 

A ses débuts, Penn photographie les objets du quotidien, les vitrines, les scènes de rue à Manhattan. Au Mexique, où il passe quelques temps, il assimile la netteté de l’éclairage et la simplicité de la forme.
Il passe à la mode, presque par hasard, quand il rentre à Vogue ; le dépouillement du décor et la mise en valeur du sujet seront son image de marque.

 

Penn devient portraitiste et de nouveau c’est la simplicité de sa technique qui lui permet de capturer l’essentiel.
En 1948 lors d’un voyage à Cuzco au Pérou, Penn loue un petit studio local et paye les habitants pour passer devant son objectif. Plus de 2000 photos seront réalisées dont l’une de ses plus connues… De ce voyage naitra surtout son attachement aux modèles anonymes.

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Irving Penn est un technicien de génie. Particulièrement attentif à la dimension plastique du travail du photographe, il réalise lui-même ses tirages (gélatine d’argent et tirages au platine) et joue avec la complexité des teintes et la rigueur des contrastes.

 

Penn s’est construit un monde portable, un décor unique qui sert d’écrin à un regard, au grain d’une peau, au reflet d’un tissu.
Le sujet, rien que le sujet…

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