mai 2017

Walker Evans

walker evans pompidou it paris

On s’est littéralement plongé dans l’œuvre photographique extraordinaire de Walker Evans.
Les centaines de photos petits formats nous ont entraîné dans les Etats-Unis des oubliés, des inconnus.
Bouleversant.

 

Walker Evans débute la photographie en 1930, son style est affirmé et classique.
Sa rencontre avec la photographe Berenice Abbott et la découverte des photos d’Eugène Atget, qui aura marqué la photographie documentaire du Paris du début du XXe siècle, va bouleverser sa pratique photographique.

 

Dorénavant ce n’est pas l’appareil qui est le maître, mais le sujet. C’est l’objet photographié qui donne sa puissance à la photo. Sans fioriture technique.

 

Fil de trame de l’exposition et tout nouveau concept pour nous, ignare que nous sommes, le style vernaculaire.
Du latin verna qui signifie « celui qui sert », il désignait l’esclave qui était né à la maison, celui que l’on n’avait même pas eu besoin d’acheter…
La culture ou le style vernaculaire est donc celui qui s’intéresse aux objets du quotidien, à la banalité des paysages urbains et de manière plus élargie aux laissés pour compte, aux territoires désertés.

walker evans pompidou 2

Pas de mise en scène chez Evans, mais plutôt des clichés pris sur le vif, observateurs et crus.

 

Réunies par thème, les images sont aussi impressionnantes qu’anonymes : vitrines de magasins, affiches publicitaires, badauds, travailleurs, marcheurs…
Sans oublier, ses clichés les plus célèbres pris en Alabama à la rencontre des fermiers délaissés.

 

La dernière pièce présente une longue interview du photographe ; il est beau, émouvant, concerné. A l’image de ses clichés.

walker_evans_pompidou_itparis