juin 2018

Robert

Robert nous a dit de venir vers 20h car nous étions un peu nombreux et il avait pas mal de boulot ce soir là.
C’était plus simple pour lui et nous avions accepté l’idée d’un menu dégustation pour l’ensemble de la table à 50€.

 

Il est bien installé Robert et il a plutôt bien réussi sa déco genre “absence de déco”, murs bruts, devanture non peinte, fauteuils osier, table bois et marbre.
Il a décidé de laisser sa cuisine ouverte et pour le coup elle est très très ouverte. On pourrait presque gouter les sauces. C’est sympa.

 

Le menu du soir a été imprimé avec la date, Robert nous promet un tartare de boeuf maturé, noisettes, céleri + des asperges blanches, anguille fumée, pommes + des ravioles de morue, radis + un agneau fermier + la Panna Cotta fleur de sureau, fraises, meringue…
1. Tartare très réussi, super doux et fondant, peu assaisonné. Il faut aimer la viande, top.
2. Asperge très bonne, un peu grillée, amandes fraiches et quelques touches d’anguille fumée. Il n’y en avait qu’une, dommage.
3. Ravioles fondantes, mais il faut aimer la brandade de morue et l’ail, subtil mais présent.
4. L’agneau, absolument parfait, pas gras, pas fort, tendre, généreux, équilibré.
5. La Panna Cotta, dingue, fraiche, peu sucrée et originale.

 

Robert on va se fâcher si tout n’est pas absolument parfait la prochaine fois.
Le sans faute n’est pas loin et tu peux le faire !
Tu as le talent, le goût, la créativité et des matières premières exceptionnelles, on reviendra surveiller ça, et on choisira les encornets, petits pois, riz soufflé, le merlu aux palourdes et la tarte frangipane. Miam.

 

NDLR. Derrière Robert, se cache Loïc et Édouard (de Martin) et le chef australien Peter (d’Au Passage). On attend les prénoms des jeunes femmes en salle, efficaces et attentives mais un poil sèches. Il faut dire qu’on ne leur a pas facilité la tache “et je mange pas de viande, et je suis allergique à l’ail, et j’aime pas les asperges…”.